L’indifférence
Une ville géante, des millions d’habitants,
Quelques amis, majorité d’ennemis.
Dans une rue claire, un ou deux passants,
Pas une parole, le silence infini.
Petits mendiants, orphelins égarés,
Des gens les croisent, ne les voient pas.
Ils sont là sur le pavé, à espérer.
Ils sont là en pleine nuit, ne pleurent pas.
Un enfant sanglote, seul, ses parents sont morts.
Les voisins l’entendent, ferment leur fenêtre.
L’enfant s’en ira, livré à son triste sort.
La maison s’effondrera, seul vestige de ces êtres.
L’égocentrisme des hommes, l’indifférence ambiante,
Seules véritables valeurs, seule réalité.
Des enfants mourants, des hommes combattants,
La vie continue, des malheurs à éviter.
Les hommes se croient heureux,
Commencent par s’occuper des autres,
Comprennent qu’ils doivent ne penser qu’à eux,
Quand ils en deviennent malheureux.
La norme veut que l’on soit aveugle.
La norme veut que l’on soit seul.
Celui qui ne suit pas la norme,
Il n’est pas normal, il n’est pas un homme.