Parce que tu croques trop souvent
Les pommes mûres des vergers des parages
Parce que tu caresses ardemment
Pour leur bonheur, maintes chattes sauvages...
Je crois que je vais t’oublier...
Oublier ta voix qui me frôle
Ton rire devenu familier
Et tous les mots dont tu m’enjôles...
Je crois que je vais me défaire
De nos souvenirs envoûtants
De tes photos, de l’annulaire
Passé à mon doigt au printemps...
Je crois que je vais déchirer
Tes lettres au parfum libertin
Les mots chatoyants, bigarrés
Dont tu éclaires nos festins
Je crois que, sans toi, je peux vivre...
Sans ton sourire, sans tes baisers
Sans ton regard qui me captive....
En tout cas, je peux essayer !...