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Precepte a publié ce texte le 12/12/2007 à 04:57:55 |
Teinte la vie: mon visage de couleurs blêmes;
Mes yeux aigris sont de sortie mais connaissent le thème;
D'une humeur lasse, ma main entame un poème...
Les souvenirs, en pure pertes, s'y jettent en pâture,
Les plaies entrouvertes dégrafent leurs sutures.
Trône une stèle derrière ma poitrine,
Autour, danse un cimetière et sa ballerine
Inaccessible au caveau
Porteur pourtant de repos.
Deux êtres s'en vont quand un seul part,
Seules les années comblent l'écart.
Harnaché d'une fourrure de principes
Jusqu'aux confins de mes tripes,
J'accueille à moignons ouverts
Et dans mon cœur, un pivert.
Est-ce là l'étendue de l'automne,
Feuilles mortes aux couleurs monotones?
Insipides et merveilleuses rivières,
Vous qui coulez sans vous taire
N'avez vous encore rien pour me plaire?
Hauts plateaux, collines verdoyantes,
Eclipsez donc ces squelettes qui me hantent!
Engloutissez à jamais ces visions, mon esprit les enfante!