Tu ne sais, ni comment, ni pourquoi, tu te retrouves là, debout, au bord de l’océan.
Chaussures de soirée dans une main, tu regardes, d’yeux perdus, le jour naissant.
Hier encore, tu étais en fête. Tout était, éclat de voix, farandole, vertige.
Maintenant, te voilà, en proie à ces souvenirs qui t’affligent.
Il fut un temps où tu n’avais pas une ride.
Et puis vint cette longue nuit…ce vide.
Longtemps, sous la lumière artificielle tu fuyais cette peur en toi
Mais on n’échappe pas au temps tueur, au temps passé, au froid.
Alors tu es venue seule, face à lui comme pour te ressourcer.
Lui qui arrivant de loin, de son rythme marée va embrasser
Tes pieds malgré ce vermillon provocateur
Pendant que ta robe d’insouciance, ses larmes salées, pleure.
Comme tous les matins, il se retire.Tu aimerais le retenir.
Ne crains rien, à la nuit complice, il va revenir.
Réveille toi ! Dans tes songes il sera là,
A côté, sous tes draps.
Legrand le 11/12/2007