Les Polichinelles
Les projecteurs se mirent à vaciller,
Puis illuminent les lignes de Morphé.
Viens les méandres de l'imagination,
Une fraîche étincelle de mes fascinations
Entretenues par les sourdes envies
De vaquer dans le vacarme de la nuit.
Une poésie plonge en tournoyant
Dans les carnavals des polichinelles,
Arborées de noir et blanc, où se mêlent
Ces coquines orphelines s' enlaçant
Près des suaves berges de mes désirs;
Réemmerge ces délirants à venir.
Me présente une vrille de manège,
A l'anglaise au sommet du Bangladesh.
Les secrets et les complices toisonnés,
Par les actes brisés et inadmirés,
Car caché par le noir et blanc inconscient,
Des images qu'il me donne en breuvage.
Ou commencent les sommeils des bons dormeurs,
Certains voient polichinelles et leurs torpeurs,
Eclaircir les paupières des joyeux rêveurs;
Il se dresse de belles fables crevant
Entre les mailles du filet flamboyant
Des polichinelles qui assidument
[ T'assoupissent sans jamais t'alanguir.
Nicolas Hamoneau