Derniers rires, dernières touches de mains.
Tu descends du bus, un sourire et, à demain !
Dans la rue, maintenant, déserte,
La nuit qui t’engloutit, veut ta perte.
Tu remontes le col de ton manteau, tu as froid.
De la solitude, tu deviens, soudain la proie.
Bien sûr, en arrivant chez toi,
Tu t’affaires comme il se doit.
Tu cours au répondeur, au cas où !
Alors que tu sais très bien qu’il n’y a pas de Nous.
Tu te parles aussi sans cesse
Pour éviter que l’ombre ne t’agresse.
Finalement, tu as éteins les lumières
En te disant que la journée ressemblait à celle d'hier.
Nage ! Nage ! Pour ne point couler.
Alors tu penses aux autres, à t’en saouler.
Monte ainsi la marée au rivage de tes yeux.
Et tu pleures, tu pleures…de ne pas être deux.
Legrand le 11/12/2007