La dernière symphonie
Les tambours résonnèrent dans le vacarme
Délicieux d'un poète animé d'une dernière parole,
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Les cymbales entonnèrent la magie des fougueux
Mystères d'un passé oublié aux pieds des finistères,
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De terribles clavecins aux notes liées par une laine
En pierre laissèrent une amertume sur les lèvre striées,
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Les violoncelles animèrent de violents contes
À la douceur exquise d'une falaise plongeant dans le vide,
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Des lyriques prédirent la fin des dormeurs aseptisés
Par les impitoyables images de danseuses envoûtantes,
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Les violons hurlèrent de majestueux chants aux chevets
Des pillards de volontés aigris aux souffles haletants;
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Puis entre deux lourdes pulsations vint un obsédant silence,
Invitant les regards à être posséder par une lancinante aphasie.
Les feux s'éteignirent,
La scène devint une ombre terrifiante.
Puis...
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Tonna un ballet de soleils rugissant de colère dans l' amour!
Des myriades de notes essoufflées par les divines tumultueuses!
Des glorieuses psalmodièrent dans l'émoi de ce réveil tant attendu!
Les coeurs livrèrent une lutte dans une malheureuse joie!
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Un vent épicé souffla la mélodie de la fin de ce monde
Dans un éclat confus d'émotions aux destins incertains!
Puis brillèrent une dernière fois de somptueuses éruptions
D' une puissance fortuite liée à la vie menant son agonie...
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Un ultime silence fit l'éclat préparant ainsi l'apothéose final;
Se coupèrent brusquement les vents des cordes et des bois,
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Se figèrent les coeurs et les regards;
Explosèrent une dernière fois en quelques maladives secondes
Toutes les adorations s'étant étreintes!
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Puis apparurent des soupirs éternels embrassant
Les félicités venant d'être mener.
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Le silence fut l'estime fierté de la symphonie
N' engageant pas seulement des notes sur un bout de papier...
Mais une guerre!
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Nicolas Hamoneau