Que disaient tes prunelles ?

J’ai trempé mes doigts à l’eau de rose pour toucher ton image
J’ai senti frissons tout au long de mon corps porté à ton rivage.
J’ai aperçu ta silhouette sur une branche comme un oiseau niché
Là où les firmaments de ton ode se marient avec tes mots exaltés
Un jour tu as escaladé la muraille de mon petit cœur
En y laissant douce fragrance d’une magnifique fleur
Depuis, ton nom est joliment encré dans mes souvenirs
Comme une charmante empreinte d’un clément sourire
J’ai plongé mon regard dans l’ébène de tes prunelles
J’ai lu savoureuses émotions et passion irrationnelle
Tu as dorloté mon esprit de tes mots, âme courtisane
Au cœur tendre d’où la tendresse et l’amour émanent
Dans ta bulle je demeure marionnette et toi le maitre marionnettiste
A travers toi, mon cœur s’épanouit comme un bouquet de marguerites
Tu m’as offert un pays d’orchidées. Pourtant, aux odeurs éphémères
J’ai été ta princesse et je t’ai suivis jusqu’aux royaumes des chimères
J’aurais aimé te suivre dans les contrées éloignées
Dans ton Univers de bulles flottantes et éthérées
Tu m’as promis les belles étoiles tombées du ciel
Dans des draps soyeux, brodés au parfum de miel
J’aurais souhaité m’habiller pour toi en robe à fleurs
Pour oublier toutes les anciennes saisons de nos pleurs
Cependant, ta vie sur terre a été clandestine et si brève
Qui s’est éteinte à tout jamais comme un délicieux rêve
Ta lune s’est engloutie dans les brouillards noirauds de l’oubli
Dans la grisaille de l’écume, sous la terre avec un cœur affaibli
Possédée, j’écris le rêve avec les cils de tes paupières à jamais closes
Dans notre jardin enchanté les fleurs demeurent éternellement écloses
Aya
12-11-2007