Un déplacement d’air, une respiration caresse le grain de la dune. Doucement, sans en avoir l’air, des sensations naissent et frissonne une fortune en anticipant une certaine aventure.
Maintenant, dans la nuit américaine, s’animent des ombres chinoises que, sans peine, des rais malins toisent dans l’écho d’étranges murmures.
En nombre croissant, des plaintes d’éclats luisants se dissimulent dans la pénombre où, un temps gisant prend un battement de recul avant de se cambrer et s’offrir à la mesure.
Sous la canopée artificielle, danse le désir et s’unissent les corps au rythme d’une mélopée au son miel. Plaisir des sens sur l’instant qui glisse sans remords vers le futur.
Soudain ! Un cri, d’autres mots en diapason se répandent à la seconde ruisselante et les ombres, en assaut, s’entrechoquent sous ce souffle chaud qui les sentiments consume. Silence maintenant sur les décombres d’une ambiance qui encore évoque un moment que rien ne vaut et l’on se rassure.
Legrand le 10/12/2007