Pour une fois que l'on parle de haïku (à part avec Esotcelt évidemment), j'étais obligée d'aller voir d'un peu plus près. Essayant moi-même d'en faire (l'intention au moins y est...), je permets de dire que le le 1er m'a gênée: "sur le pas de porte" comporte un pied de trop et à mes yeux, chaque vers ne se suffit pas à lui-même pour évoquer une idée. Le 3ème par contre est joli, je comprends le 2ème mais je trouve qu'il manque quelque chose. Il n'y a pas plus codifié que le haïku. Sachant que l'on doit respecter la forme d'un tercet de 5, 7 et 5 pieds pour les haïkus occidentaux, on remplace en général les mores (sons élémentaires) par des syllabes. Cependant, une syllabe française peut contenir jusqu'à trois mores, ce qui engendre des poèmes irréguliers. Peut être y-a-t-il plusieurs écoles (sûrement) mais le 3ème n'a qu'un total de 16 pieds (il en manque un) et le 2ème fait 7/3/7, le total y est mais le rythme est différent. Après... L'important n'est-il pas de rester dans un "esprit haïku" et d'évoquer l'éphémère et l'évanescent? Au plaisr d'en lire d'autres car c'est une forme de poésie qui mérite que l'on s'y attarde. Je suis ravie de voir quelqu'un qui s'y intéresse. J'en publierai plus tard et tu auras le loisir de les critiquer!