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TITEFEE a publié ce texte le 10/11/2011 à 22:31:23 |
suite 2 de Jamila, ma soeur d'ailleurs ( prose et Hïakus )
L'aéroport est bondé de vacanciers venus profiter de la plage et des curiosités que leur offre ce pays si hospitalier. Je suis là, dans ce hall, ma valise entre les jambes, à guetter parmi tous ces visages, celui de ma soeur.
Un brin de jasmin
Mains ouvertes en offrande
Je vois Jamila.
Elle est encore plus belle que sur ses photos, avec ce regard noir et brillant, son sourire éclatant et ce foulard rose fuchsia noué autour de sa tête. Elle est bien plus grande que moi, qui la croyait petite . En fait je trouve une jeune-fille élancée à la démarche glissée, féline. Elle n'arbore pas, comme je m'y étais attendue, la tenue traditionnelle. Son petit tailleur de blanc écru, ceinturé de cuir de la même couleur que ce foulard fuchsia, noué gracieusement, fait paraître sa peau encore plus dorée.
Surprenant sourire
Sur des dents de porcelaine
Prunelles réglisse
Jamila me tend le bouquet de jasmin et me regarde en se reculant pour me tenir à bout de bras. Comment vas tu Clairette ? Je suis si heureuse que tu sois là ! Je te réserve une surprise qui j'espère te plaira.
Joyeuse rencontre
Comme un retour attendu
Au pays d'enfance.
J'ai l'impression de tout connaître. Les odeurs et même cette route bordée de lauriers rose et de ronds-points fleuris nous emmenant vers Agadir me sont familières . Et moi qui n'a jamais mis le pied sur ce sol, les yeux fermés, je sens ces effluves qui chatouillèrent mes narines d'enfant méditerranéenne...la mer ! je vais la découvrir bientôt. Elle seule n'a pas changé, elle s'étale en rond, mangée par une plage immense...sous un soleil de plomb. Mais la ville n'a plus pour moi cette image de ville berbère d'avant le tremblement de terre. Une colline blanche atteste de ce cataclysme avec l'inscription : « dieu, le roi, la patrie » inscrite sur son flanc, et domine la vallée où s'élèvent des complexes hôteliers à l'architecture moderne, ou mauresque.
Où donc est passé
Cette cité de mes rêves
L'image s'estompe.
Tu es déçue Clairette ? Je le vois bien...mais attends, je te réserve une surprise . En fait je n'habite pas à Agadir, mais dans un endroit que j'aurai beaucoup de mal à quitter. C'est cet endroit que je veux te faire connaître. Ouvres grands tes yeux, et quittons Agadir qui a perdu sa beauté d'antan, depuis le grand malheur qui a enseveli quinze mille de ses âmes.
Nous logeons la côte
Sites à couper le souffle,
Essouira !
Deux heures et demi de voyage, par cette sinueuse voie, longeant la plage immense, et Jamila qui me conte l'histoire de ces contrées qui sont restées telles qu'elle les as toujours connues.
Je suis éblouie
Gommé l'étau de fatigue
Je revis enfin.
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carisa note ce texte: 10/10 Bonsoir Titefée, Tu puises la force, l'espoir dans la lumière de ta petite soeur de coeur. J'ai ressenti beaucoup d'humilité et une formidable envie de Vivre portée par la puissance de cet Amour. Merci chère poètesse de nous emmener malgré la souffrance endurée, dans cette belle leçon de vie. Je te remercie de nous offrir tes merveilleux poèmes et j'attends avec une impatience certaine la suite ... Bisou Carisa --------------------------------------------------------- Je remercie ma Vie, pour ces instants,
Souvenirs précieux, heureux, malheureux, C'est Elle qui me porte, qui m'aime. Pour être heureuse, à moi de la porter. Lui sourire, c'est la Respecter. |