Appelez-moi le doux rêveur,
Le monde des étoiles est ma planque,
Je m’y imprègne de sa chaleur,
Respire l’oxygène qu’il me manque,
A défaut de vivre une vie d’rêve,
Je rêve ma vie c’est un début,
Quelques instants sentir la fièvre,
Avant d’être parfaitement déçus,
J’ai refait si souvent le monde,
Que je n’sais plus s’il est réel,
Laquelle de ces pensées fécondes,
Me guidra sur la bonne ruelle,
En un clin d’œil je m’évade,
Tout rebâtir à la truelle,
J’ai enfin trouver la parade,
Aux cruautés habituelles,
Ce cocon monté sur mesure,
Me va comme un gant à tel point,
Que j’aime y prendre goût à mesure,
Que j’oublie tout au point par point,
J’aime laisser flâner mon esprit,
Au grès d’mon imagination,
Me dire qu’ici tout est permis,
Vêtir l’habit du vagabond,
Parfois artiste, parfois prêcheur,
Tantôt puriste, tantôt pécheur,
Vrai caméléon à mes heures,
A l’immense palette de couleurs,
J’ai avalé tant de couleuvre,
Mais rien n’m’importe sinon l’œuvre,
De changer d’cœur comme de chemise,
A chaque virée qui m’est permise,
C’est tellement plus marrant ainsi,
Que je n’veux plus me réveiller,
Du marchand d’sable je porte l’insigne,
Sur ce, j’vous laisse, j’ai à rêver !