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Tite_Lulu a publié ce texte le 27/09/2011 à 17:44:00 |
Avant-hier, choc vagal, vilaine affaire!
Ouille! Ouille! Une souffrance d’enfer,
Depuis des jours, me tenaillait tant,
Que ni repos, ni même médicaments,
Ne me soulageaient d’un mal tenace,
Le corps crispé, la face tout en grimaces,
Privée de tout plaisir, cloîtrée à la maison,
À maudire ma santé, ma tôle, ma prison!
Des larmes amères dévalant de mes joues,
Allongée, invalide, à ne rien faire du tout!
Direction hôpital dans l’espoir de revivre,
D’un miracle qui tuerait ma douleur vive.
On m’a fait pleurer en touchant mon mal,
Juste voir, si mon mal n’était pas que dalle
On l’a droguée, tiens!, droit dans les veines!
D’une forte dose de morphine, et sans gêne!
Ouf! En une quinzaine de minutes seulement,
Mon martyre s’est estompé, quel soulagement!
Satisfait, on m’a libérée de ma chemise bleue,
Prescription de morphine pour que j’aille mieux.
Direction pharmacie, dès notre sortie d’hôpital,
Mon Nours et moi, stationnés, et Bang! Le bal!
Coup de chaleur, nausées, et étourdissements,
‘’Mon amour, je ne me sens pas bien! ‘’ et Vlan!
Je n’étais plus là, ailleurs, très loin, je ne sais où…,
La tête clouée contre ma poitrine, le corps tout mou,
Plus là, Silence radio! Plus de son, plus d’images!
Une loque humaine, un chiffon, trempé, en nage!
‘’Mon Amour!’’ ‘’Mon Amour!’’, m’est parvenu…
La voix de mon homme, et c’est là, que j’ai su,
Que j’avais perdu conscience, souillée de vomis.
Péniblement, j’ai soulevé la tête, faiblement j’ai dit :
‘’J’ai perdu connaissance…’’, furent mes derniers mots,
Puisqu’aux commandes, il n’y avait plus de cerveau!!!
J’aurais voulu faire plus, dégager ma gorge et mon nez,
Obstrués, tous deux, d’excréments, au moins l’affirmer,
Mes sens ne répondant plus, juste mon ouïe en fonction.
J’entendais mon homme, dans un brouillard de sons…,
Souillée de partout, tout le visage rempli de saleté,
Tellement… ailleurs, aucun orgueil, aucune fierté
Le regard hagard, fixe, et la bouche grande ouverte,
Mon Amour m’ordonnant de rester éveillée, certes!
M’efforçant avec peine à garder les yeux ouverts,
Ouf! Entre mille et un clignements de paupières!
La main forte de mon homme contre ma poitrine,
Soutenant mon chiffon de corps, ma molle ruine!
Moi, un mollusque, pas de colonne pour me tenir!
À la merci de mon homme, là pour me secourir.
Ne cessant de me parler pour me garder éveiller.
Je l’aime tant, que pour lui, je me suis efforcée.
On a tenu ainsi jusqu’à l’hôpital, unis par sa voix,
Sans un geste de ma part, sans un mot de moi.
D’un effort surhumain, j’ai réussi à régurgiter,
Ce qui obstruait ma gorge, mais le nez bouché.
‘’Tu peux rester seule un instant?’’ il m’a dit.
D’un hochement de tête, oui, je lui répondis.
En courant, il est allé vite chercher du secours,
Des voix d’infirmiers me parvenant tour à tour,
Me questionnant, sans que je puisse leur répondre,
Manipulant mon corps, jusqu’à ce que celui-ci s’effondre,
Sur une civière qui m’apporta promptement à l’intérieur,
Là d’où on venait, il y avait à peine un quart d’heure.
À nouveau à l’urgence, des suces plein le corps,
Électro cardiogramme, signes vitaux, assez fort,
Toujours dans les vaps, dans une brume épaisse,
À entendre tout, oui, mais tout le corps en laisse.
Une voix m’est parvenue, calme et très rassurante,
‘’Effrayant mais pas dangereux’’, Ouf!, J’suis vivante!
Ensuite, j’en ai perdu des bouts, ailleurs, loin, loin,
Entre deux sommeils, ailleurs, loin, dans mon coin.
Au fil des heures, mon corps s’est lentement activé,
J’ai retrouvé usage de la parole, Ouf! Je pouvais parler.
Mais avare de mots, avare de gestes également,
Mon corps et mes sens, à la détente, très lents.
Mon homme près de moi, durant environ 7 heures,
Assistant à mon réveil, et mon visage en pleurs…,
Des larmes sur mes joues, témoignant du drame,
Des émotions en masse et de très haute gamme!
Un temps fou avant que j’arrive à me bouger,
Encore davantage avant d’arriver à discuter.
Enfin, j’ai pu m’asseoir sur le rebord du lit,
Essayer de boire, de manger un peu aussi.
Je n’y suis pas parvenue, tant j’avais la nausée,
J’ai bien essayé, de mon homme encouragée,
Semblant hors de danger, même si épuisée,
Mon homme est parti, a pu enfin me quitter,
Sûrement épuisé aussi, témoin bien impuissant,
Durant tout ce calvaire, là, près de moi, aimant.
J’ai pu enfin fermer les yeux, me laisser emporter,
Dans ce sommeil qu’on m’avait jusque là refusé,
Plonger dans ce ailleurs, m’y reposer, et m’y perdre,
Y plonger sans crainte cette fois, loin de cette merde.
Me sachant hors de danger, j’ai pu m’endormir en paix,
Et comme derniers mots ‘’De la morphine, plus jamais!’’
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perledocean974 note ce texte: 10/10 oui de la morphine, plus jamais, tu as raison, expérience vécue, il vaut mieux rester avec ses douleurs, que j'ingusjiter de la morphine, 120 mgrs par jour, connais tu ! expérience horrible, jamais plus, délire profond, ah oui, les douleurs il n'en existe plus, mais la mémoire en prend un coup. j'ai vécu cela en mai dernier, depuis je décréé mes douleurs autrement. En reprenant le travail j'ai dis à une collègue : depuis quand suis en congé maladie ? UN mois d'absence, et n'avoir rien compris.....j'ignorais que je m'étais absentée quatre semaines....la morphine horrible,.... Je me suis vu dans ton écrit. Amitiés poétiques [Commentaire modifié par perledocean974 le 27/09/2011 à 17:52:45] |
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note ce texte: 10/10 oh j'en ai eu le souffle coupé j'ose espérer que tu es bien mieux maintenant je te souhaite prompt rétablissement et conseil n'écris plus rien de sexy je viens d'être menacée par monsieur esocelt de bannissement pour ce genre de texte non content d'avoir eradiqué un de mes textes il me promet le bannissement pur et simple s'il en trouve un autre je te fais un bisou aussi en passant on ne sait jamais j'ai été ravie de te croiser tu peux me lire a cet endroit http://1001poemes.unblog.fr |
| Anonyme | |
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@Anononyme 27/09/2011 à 18:42:04
Oh! Latifa, c'est gentil de m'aviser d'une telle censure sur le site. J'en reste bouche bée... Moi qui écris généralement des textes à saveur de sensualité, me voilà bien servie. :-( C'est bien dommage..., je risque alors de me faire bien discrète... :-( J'irai jeter un coup d'oeil sur ton blog et t'invite à visiter le mien http://coquineplume.blogspot.com/?spref=... . Merci infiniment Latifa. |
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Abdouleone note ce texte: 10/10 un écrit émouvant.je sais que je suis très lâche face à la douleur mais je sais que la morphine soulage environ 80% des grandes douleurs. les 20% restants sont supporter par le patient. je ne souhaite à personne d'en arriver là. dur dur la santé de tout coeur avec toi |