Ta mère s’est tue et m’a caché, mon dernier souffle se perd pour t’effleurer.
Toi mon fils que je n’ai jamais touché.
Toi l’enfant que j’ai laissé chercher un père, désespéré,
Si tu savais que je suis là, las de mes rêves à tes côtés.
Les regrets puis la honte ont étouffé les remords successifs de mes élans brisés.
Je sombre dans un frisson après une vie à trembler,
A l’idée sublime et douloureuse de te serrer.
Je péris doucement abandonné, mon dernier souffle se perd pour t’effleurer.
Toi mon père que j’ai toujours cherché.
Tu m’as appris bien plus sans être à mes côtés.
De tes absences, je sais, la faiblesse et la lâcheté.
Ma force est née autour d’un néant brisé
Une vie sans amour, sentiments de fierté, que dans les yeux d’inconnus j’implorais.
Pars en paix, plus courageux je t’ai précédé.
On grandit en mourant et maintenant je sais,
La bile et le mauvais sang qui t’ont rongés.
A Jean-Jacques,
Une simple rime impaire interminable, à l’impair simple d’un père minable.