2 Cailloux choqués entre eux,
l’homme a découvert le feu,
Moi j’frotte ma plume à mon cœur,
Pour conquérir sa lueur,
Follet mais pas d’artifice,
Impressionnants états d’service,
Au diapason de mes supplices,
Je sens la force de ses prémices,
Là à réchauffer mes nuits,
et brûler mes ennuis,
En aucun cas de paille,
je l’entends qui crépite,
Au plus profond de mes entrailles,
Dans lesquelles il a fait son gîte,
Avec le temps plus il s’agite,
Comme pour me dire qu’il m’abrite,
De c’qui me met à feux à sens,
Toutes ces plaintes qu’il entend,
Moi j’frotte ma plume à mon cœur,
Pour allumer son étincelle,
Dans ces instants de terreurs,
Pour qu’il grimpe dans mon escarcelle,
Les escarmouches dont il recèle,
Font d'mes lâchetés la part-belle,
Que je déterre à la pelle,
Il les recouvre par son appel,
Il est un feu de joie,
La guérison de mes émois,
Il est un feu accidentel,
Comme une offrande venue du ciel,
Je l’ai rencontré par hasard,
Par une journée de cafard,
Un de ces jours au teint blafard,
Les espoirs laissés au placard,
Depuis lors il me porte,
Fier de l’or qu’il m’apporte,
Des ses flammes qui rendent fort,
C’est un si précieux renfort.
Depuis lors en héros,
Depuis l’heure de mes maux,
Trop souvent à fleur de peau,
J’écris la fleur au stylo.