Le chat, l'oiseau, la glycine, le cerisier ( pantoum de l'après-midi )
Ce matin safrané peint d’ocre les façades,
Il règne dans l’air un doux parfum d’humus,
Il a plu cette nuit, la glycine en torsades
Embrasse de ses bras le frêle calamus.
Il règne dans l’air un doux parfum d’humus,
Et La tige enroulant ses lianes noueuses,
Embrasse de ses bras le frêle calamus,
En enserrant son tronc de ramures pilleuses.
Et la tige enroulant ses lianes noueuses,
Va voir chez le voisin le cerisier en fleur,
En enserrant son tronc de ramures pilleuses.
Cette saison, tant pis, passera l’élagueur !
Va voir chez le voisin le cerisier en fleur,
Mistigri mon chat gris, passe par la glycine,
Cette saison tant pis passera l’élagueur,
Mais c’est l’oiseau siffleur, qui en fait le fascine.
Mistigri mon chat gris, passe par la glycine,
S’allonge sur la branche, et s’apprête à dormir,
Mais c’est l’oiseau siffleur qui en fait le fascine,
Il y a déjà deux jours que ça le fait frémir.
S’allonge sur la branche, et s’apprête à dormir,
Le matou attendant que le merle s’approche.
Il y a déjà deux jours que ça le fait frémir,
Mais aujourd’hui c’est sûr le dénouement est proche.
Le matou attendant que le merle s’approche,
Feint de ne pas le voir, en faisant le gros dos,
Mais aujourd’hui c’est sûr le dénouement est proche,
A cette exubérante on coupe les rameaux.
Feint de ne pas le voir en faisant le gros dos
Le vieux chat dépité saute et de rage crache !
A cette exubérante on coupe les rameaux,
Et l’oiseau s’envole et la plante s’attache.
Le vieux chat dépité s’enfuit et de rage crache,
La cloche du village égrène l’angélus,
Et l’oiseau haut s’envole et la plante s’attache,
Enserrant de ses bras le frêle calamus.