Harmonie d’un soir hivernal
Voici venir le crépuscule qui jette son rideau sur les dunes
Comme une mère protectrice et affable, il enlace silencieux
Les fines et adorables tiges qui frémissent sous le vent diurne
Toutefois, les nuages ont couvert les rayons sélénites anxieux
Le ciel pleure d’averse, l’azur effarouché veut le caresser
Calmer sa colère et ses émotions contre le temps trépassé
Le sol s’habille de suaire. Puis un arc en ciel de nulle part
Jailli comme un signe d’espoir qui apparaîtra quelque part
Après un long débordement de pluies quelquefois funeste
Le calme revient avec un appel à la douceur des fragrances
J’admire le doux chuchotement des feuilles et le luth du poète
Qui m’appellent à la conquête des inspirations et des errances
Je hume le parfum indétectable des songes et je les traduis
En mots pour combler ma plume affamée qui me conduit
Vers d’allusives contrées pour goûter aux joies de l’inspiration
Ce soir, je sculpte de la plume sur des feuilles mon imagination
Voici venir la matinée, m’enlacer avec le cœur qui dégèle
Les nuages cèdent leur place à une belle étoile émergente
Au fond d’un ciel autrefois crispé et dont le bleu ruissèle
De rosée généreuse pour me tendre une main indulgente
Le temps est un étrange frôlement qui flirte avec nos cœurs
Contingent, il peut être tantôt bouleversant tantôt séducteur
Nos âmes impuissantes s’abandonnent à ses aquarelles
Il se révèle brumeux avec gifles ou caresses de flanelle
Aya
08-10-2007