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LightMd a publié ce texte le 09/02/2011 à 19:46:09 |
Sur des parterres ensevelis de germes noirâtres flotte l'âme de celui qui à capitulé devant tant d'absurdité.
Là ou le temps s'est enrayé s'agite le syndicat des fantômes révoltés qui refusent mon requiem
idéalisé,dans ce tribunal ou les trépassés ont outrepassé la règle d'aimer.
Les petites ballerines au cœur sucre d'orge ont la gorge coupé,dans leur guenilles,elles font leur révérence au saint sépulcre et dansent comme aucune autre Tchecovsky sur un air de fin du monde ou l'aura du maitre souffre de ne plus épancher sa soif fantaisiste qui rendait ses jours moins mécaniques .
J'ai condamné cette série de mirages dans la tombe morbide d'une faucheuse pour la voir
disparaitre à jamais dans un déluge de larmes.
Car je suis un homme rangé de toute intrigue romantiques,lassé de jouer les époux effarouchés
pour des rêveuses sans éthique qui m'assènent le coup de grâce après leurs promesses évasives.
Je préfère mourir la semaine suivante en pleine liberté pour ne plus devoir l'aimer,je ne veux plus refaire les lignes de son passé ou relire ses déclarations enjouées qui m'ont tant illusionné.
Pourtant je revisionne chaque été caniculaire la même scène dès qu'une femme satire engage un dialogue brulant dans une brasserie d'antan ou j'aimais commander ce pichet de bière ou ce bon rosé pour jouer l'homme mature qui voulait toutes les femmes à ses pieds.
Hélas elle brandissait un poignard pour suivre une lecture classique,puis la scélérate narcissique exécutait sa vendetta contre l'homme qui désirait embrassé sa colonne romaine et les lèves pimentées.
Chassé de mon rêve par une voix étrangère,j' oeuvre avec peine pour réduire mon corps à l'état de poussière afin de vivre en ermite sur une plage utopique ou personne ne pourra m'interdire d'exister.
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