Quand est-ce que les grands de ce monde organiseront des dons de livres anticonformistes
Simple question stupide criée dans la foule en mouvement, celle-ci se déplace à grandes enjambées vers le centre, elle grouille, s’entortille et serpente entre stations, gare… métro… essence.
Les groupes d’humains se croisent s’observent suivant la ligne qui les maintient en vie, tous endettés mais dignes vu le respect qui leur est du.
Les individualités s’exposent et observent les autres, leur point de mire au sol ou droit selon les cas, se parlent souvent de rien, par exemple du vent ou du train qui les conduit, se cherchent du regard et comment créer le lien, sourient ou se ravisent.
Des sphères d’idées se forment au dessus des têtes.
Certains rêvent de distendre l’espace temps pour pouvoir dormir…
Sous trop haute dose médicamenteuse quelques regards dans le vide intersidéral s’en fichent. D’autres imaginent des trucs sous des volutes musicales sans titres ou lisent des récits du style S.I.V.A de Philip K Dick…
Des gosses partent à l’école en pleures, observent la jeunesse insouciante entrer dans les transports. Des couples s’embrassent, d’autres se séparent… Les familles restent groupées tenant des poches dans leurs mains consomment ce qui est prescrit par le prisme.
Ailleurs des masses salariales serrent les dents, marchent vite et stressent sachant ce qui les attend au taf évitent de regarder les gens tendre la main… La journée commence bien, la suite des objectifs à atteindre pour cibler l’ascension sociale ou réussite. L’état d’esprit ambiant se précipite dans un courant dépressif…
Essai de rester optimiste !!!
Il reste soir et week-end avec ou sans drogues de loisirs… De toute façon ils disent qu’ensuite il reste la rue, le suicide ou la psy…
Maxime Teliam (septembre 2007)