Proche chaos
Dans les infinis se trouve les nuages,
Légèreté de ce roi des paysages,
Dans les néants se trouvent d’autres nuages,
Solitude de ce monde aux seuls ombrages.
Le fardeau de ce choix, le choix de l’avenir.
Le monde aujourd’hui est telle une poupée de cire,
Où les prochains gardiens joueront avec l’empire,
Regardant, au loin, la nature fuyant la mire.
Ils nous regarderont tomber comme des mouches,
Et détruiront d’un signe les être farouches,
Aux yeux verts plein d’espoir, mort dans cette escarmouche,
Sous les grands sourires de leurs seules bouches.
Quand ils se retournent, les enfants se cachent.
« Nous voulons vivre » à l’abri des sales bâches,
Et voir de nouveau notre soleil sans taches,
Regarder courir nos enfants pleins de panaches.
Dans notre avenir se trouve la cruauté,
Au fouet de nos vies sans aucune liberté,
Dans ma tête se trouve l’ombre d’une pensée,
Où elle rêve d’agir pour ne pouvoir qu’aimer.