Car les fleurs ont pleuré tant de jours endormis,
Tant de parfums non-dits où l’âme s’évapore.
Car la vie a crié le tonnerre en nos pores,
Et les eaux, le matin, n’ont eu cure de pluie,
La lumière noircie a envahi les cœurs,
Et l’aurore a baigné ses douces mains d’ébène.
Les améthystes ont entamé leurs rengaines,
Et la nue en est pleine, elle écrit sa douleur.
Les ténèbres ont bu dans les plus beaux calices,
Et l’aube endolorie d’une nuit si banale,
Par pitié pour eux concède son saint graal.
Les pétales mouillés d’une goutte qui glisse.
La rose d’écarlate avait oublié l’art,
Et le ciel, en un fût, englouti son regard…
Mat