Tu m’as enfermée dans ta tour,
J’ai perdu la clef par amour,
Muette, aveugle, immobile,
Je te regarde, aucuns battements de cils,
Toutes mes pensées restent lettres mortes.
Tu m’obliges à oublier,
Attachée, les poignets ferrés,
Je tourne, révolution douce-heureuse,
Le cœur et l’âme liés, devenue pieuse,
Toutes mes pensées se reflètent dans tes yeux.
Le ressac de nos heures, mon seul bien,
Je me nourris de tes éclats, magicien !
Les algues câlines, posent tes filiformes doigts,
A l’ombre du matin resplendissant de joie,
Toutes mes pensées s’attachent au bonheur.
MAJ95 - 14/02/2007