L'automne se déchaine,
Délivrant des tombeaux de haine,
Alors que les coeurs et les corps batifolent
Au rythme audacieux des feuilles qui volent.
Et la fièvre les emporte,
Ici, là, naguère libres,
Prisonniers de cette ferveur qui les transporte,
Capturant leur être de toutes ses fibres.
Le vent hurle son désespoir,
Sifflant et tourbillonant à travers les feuilles,
Comme hurle le coeur de cet amant en deuil,
Cherchant la paix dans cette passion exutoire.
Deux corps mêlés et tremblants,
Vibrant au rythme de la tempête automnale,
Soulageant leur coeur brisé et tambourinant,
De toute cette peine, de tout ce mal.
Un coeur pour deux, une âme,
Le partage d'une douleur atroce à l'unisson,
Faisant écho à ce vent acéré comme une lame,
Tranchant et séparant amour et aversion.
Cassandra