Toi qui me manques
Il suffit de quelques jours sans te voir, t’entendre, pour que je souffre de ton indifférence. C’est dans cette souffrance que je m’aperçois combien tu comptes pour moi, combien je t’aime vraiment. J’ai beau tenter de me raisonner, de me dire que mon amour n’a pas d’avenir. Pourtant j’espère que je reste pour toi cet homme dont tu apprécies le romantisme, les mots , les gestes.
J’ai simplement besoin d’un peu de ta présence, que tu m’accordes quelques instants de ton intimité, toi qu’il y a quelques temps m’écrivais que tu casserais ta porte pour nous retrouver.
J’ai mis en poème la souffrance que me procure ton silence.
Mon tendre et cher amour, mon cœur pleure ton absence
S’aigrit de ces longs jours qui me manquent de toi
De ces instants perdus qui ne sont que silence
Sans pouvoir entendre le doux son de ta voix
Tout mon être souffre de vivre la solitude
De ne pouvoir plonger mes yeux dans ton regard
D’admirer ton visage d’ange sans lassitude
Pour éclairer ma vue qui n’est plus que brouillard.
O ma belle Vojsava comme je me morfonds
Tu me fais grand défaut, tu tortures mon âme
Je sombre dans un ennui des plus profonds
Je panse mes blessures que la douleur enflamme
Sur le chemin débutant de ta destinée,
Je ne suis qu’un très humble casseur de cailloux
D’autres feront de ta route un ruban bitumé
Car nos âges m’obligent à ne point être jaloux.
Pourtant je t’aime éperdument, plus que de raison
Tu illumines mes tendres pensées nuit et jour
Je t’aime sans grand espoir et sans grande illusion
Mais je te crie, heureux : à demain mon amour.