
Roma, cité aux multiples atours,
Née du sein d’un fratricide au mauvais jour,
Ta modernité révèle les vestiges d’une civilisation passée,
Sous un ciel ocre-opale, en matinée dévoilée.
Roma, cité antique mystique,
Belle, maquillée de marbre authentique,
De l’éternité des Dieux aux voluptés zélées,
Tu te délaces en lumineuses fontaines pailletées.
Roma, cité de la Dolce Vita,
Bruyante et charmante en chaque pas,
A l’élan rythmé des ruelles pavées,
Danse l’irrésistible envie de s’embrasser.
Roma, cité des poètes romantiques,
Muse de Lord Byron en Don Juan mythique,
Le jeune Keats erre, fantôme en Piazza di Spagna,
Ces Passants suivent les souffles d’une aura.
Roma, cité musée toute renaissante,
Tes antiques places aux géométries trépidantes,
Etourdissent les compas des yeux aguerris,
Battant des cils, tu t’enorgueillis.
Roma, cité d’offrandes aux gourmets,
Déguster une Saltimbocca d’un Chianti arrosée,
En terrasse animée, savourer un suave capuccino,
Puis d’une douce glace succomber, au jardin Pincio.
Roma, cité des grandioses conquêtes,
Tu restes arrogante, toujours coquette,
Jadis, poumon d’une empire impertinent,
Ton peuple conserve les stigmates du brassage d’antan.
MAJ 95– 27/01/2007