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njb a publié ce texte le 24/07/2010 à 10:31:33 |
Voyage, voyage
La dernière ligne droite est engagée,
Ce soir, je prendrai le dernier métro.
Des enfants pleurent assis sur la quai,
Le départ est annoncé au micro,
Et papa ramasse le sac-à-dos,
Il chasse la tristesse comme il peut.
Les grands départs rendent souvent le cœur gros
Alors, il part le cœur au bord des yeux
Voilà les portes qui se referment
Sur la gare de toute les défaites
Tu m'as quitté en disant je t'aime
Mais quand on part, dis-moi c'qui reste.
C'est la main collée à la fenêtre
Que des amants se quittent pour de bon
Le paysage en seize millimètres
Défile malgré les tunnels et les ponts
Il est joli le film de Paris
Sans son, sans montage, ni générique
24 images secondes d'insomnies
Et de douleurs sans analgésiques.
Seul, je m'imagine la musique
Mais l'eau qui frappe aux vitres m'incite
A faire pleurer les mélancoliques
Et, au fond du train, la femme triste.
On peut voir les néons des villes
Frayer des chemins aux noctambules
Vampires, prostitués, sans domicile
Ceux que l'argent jamais ne brûle.
Chacun sait ici que les scrupules
S'endorment hagards sur les strapontins
Et que les trains jamais ne reculent
Sauf pour amarrer de nouveaux trains
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