L'Eau Verte
Article posté le jeudi 24 avril 2008 09h 46min par ZENON
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Je marchais vers l'inconnu sans raison et à perte,
Le long d'un cour d'eau, frangé de mousse verte.
Un arrêt rétrospectif appuyé sur la balustrade,
A voir et entendre les crapeaux et leurs charades.
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La vie est telle qu'on l'aime, réalisée sur soi-même,
La nature est telle que la décrivent tous ses poèmes.
Belle, suave, pleine de surprises pour le promeneur,
Qui s'il sait voir, ne voit alors bien qu'avec son coeur.
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Moi me répugnant de la vue de cette asfalte sans vie,
Préférant la verte campagne qui m'étonne et m'éblouit.
Car même d'un vol furtif d'un papillon bleu solitaire,
Je perçois en la nature ses desseins comme des amères.
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Croyez moi la nature est intelligente, en sa complexité,
Pour s'adapter à survivre à côté, de nos tristes cités.
Elle laisse bien des promeneurs, oublieux de l'heure,
Car le temps n'existe plus, pour celui devenu rêveur.
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Le doux zéphyr souffle aussi bien dans les roseaux,
Qu'en les branches d'un chêne devenu grand et beau.
Alors de notre petit siècle, voulu sans aucune lumière,
Je te salue victor Hugo! Mon seul ami, toi mon frère.
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