A l’heure où tous les chats sont
gris, des mœurs, appâts à tous prix, là, s’exposent.
De beaux oiseaux diurnes,
déréglés par des maux taciturnes se posent par défaut dans le contexte nocturne
et osent.
Sous le regard vigilant d’un
busard ils attendent dans un jeu de hasard, l’arrivée des rats des goûts qui,
des gravats de leurs vices demanderont un service à la hauteur de… l’artifice.
Ainsi ils causent.
Marchandage de tout âge venu du
fond des âges, il en a vu des visages et ils sont légion ceux que la luxure
arrose.
Mais qu’importe ! Dans cette
voie sans issue, où les cloportes se voient sous les tissus, il reste pour
cacher aux autres, un zeste d’ombre les sacrant apôtres et ils sont tout chose.
Ainsi confiants en eux-mêmes, ils
rôdent en évaluant sous l’astre blême et marivaudent aux antipodes d’une
réalité et l’oiseau dispose.
Dans le fourreau lisse, d’un
geste mâle, leur arme, ils glissent dans un râle de délices. Qu’importe si
leurs ongles sur l’étui crissent, ils recommencent…et encore ! Et
encore !...En d’autres poses.
Les démons en eux martèlent, font
sauter les gonds de leur « moi » et ils s’attèlent à chercher
d’autres « moi » en enfonçant, défonçant les portes de leur
labyrinthe vicieux dans des étreintes d’un corps aux sens mort…une chose !
D’un instinct animal, ils
dépècent cannibales, cette pièce de choix en payant vaillant, une lente
descente aux enfers alors que dans leur tête, le bien s’oppose.
Et ils crachent leur sève sur ou
dans le rêve en éructant des mots sauvages sur les labours d’un paysage morose.
Ils se retirent ensuite
victorieux d’un corps à corps en regardant leur champs de bataille qui
silencieux repose.
D’un sillon, déborde le péché.
Blanc et rouge, il s’élude. Pour eux, un interlude, pour l’oiseau, une
habitude. Et ils recausent.
Au petit matin, les rongeurs
malins se retirent. Les couleurs reviennent, les chats, les oiseaux, le monde
changent de mœurs pendant que les rats sous les caniveaux demeurent et se
morfondent dans leur gris en enviant le rose.