De ses cheveux la rousse aurore .
Article posté le lundi 27 octobre 2008 18h 59min par Bernard
De ses cheveux la rousse Aurore.
Si éparse sur son corps qu’elle remplissait,
Le ciel à longs traits qui rougissait.
Dès maints émaux de son corps, que le matin décore.
Quand je te regarde hamadryade que j'adore.
Et ta chevelure au vent, dont l'or la jaunissait
Tu regardes le ciel, et l’amour t’éblouissait,
Et de cet amour infini, l’azur de tes yeux encore.
Lorsque tes désirs désespéraient t ’arracha,
Tes pleurs qu'en pleurant encore, ton désespoir cacha,
Tant de vénustés et des beautés si ennuyé ;
Et tes soupirs de désirs, parmi l'air se suivants,
Des jours entiers enfantèrent l’amour des vents,
Sous un corps en feu, et ses yeux une pluie.